RDC : 15 femmes journalistes formées pour mieux faire face au cyberharcèlement

Quinze femmes journalistes ont pris part, ce mercredi 16 septembre 2026 à Kinshasa, à une clinique itinérante consacrée à la lutte contre le cyberharcèlement et les violences en ligne. Organisée par l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), la rencontre s’est tenue dans la salle PNLS/INRB et a réuni des professionnelles issues de différentes organisations du secteur des médias.

Cette initiative visait à renforcer les connaissances et les réflexes des participantes face aux risques liés à leur présence dans l’espace numérique. Pendant la session, les journalistes ont été sensibilisées notamment sur les moyens d’identifier les cyberviolences, de les prévenir, de conserver les éléments de preuve et d’adopter des mesures appropriées lorsqu’elles en sont victimes.

La protection des femmes journalistes au cœur du projet

La formation intervient dans le cadre du projet « Impulsion médias en RDC : Modernisation, Protection et Accès à l’Information publique », mis en œuvre par la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC), avec l’appui financier de la Coopération suisse (DDC).

Pour les organisateurs, l’évolution des pratiques journalistiques et l’utilisation croissante des plateformes numériques doivent aller de pair avec le renforcement de la sécurité des professionnels des médias. Les femmes journalistes restent particulièrement exposées à différentes formes d’attaques sur internet, allant des propos injurieux aux menaces, en passant par les violences sexistes, le harcèlement coordonné ou encore la diffusion non consentie de contenus privés.

La FRPC appelle à une meilleure prévention

Prenant la parole à l’ouverture de l’activité, le secrétaire permanent de la FRPC, Jean-Claude Lumisa, a relevé le double visage des réseaux sociaux. Selon lui, ces plateformes constituent désormais des outils incontournables pour s’informer, communiquer et exercer le métier de journaliste, mais elles peuvent aussi devenir des espaces où se développent différentes formes de violence.

Il a notamment cité les insultes, les menaces, les attaques à caractère sexiste, la divulgation de contenus privés ainsi que les campagnes visant à porter atteinte à la réputation des professionnelles des médias.

Jean-Claude Lumisa a également insisté sur l’effet multiplicateur attendu de cette formation. Les quinze participantes, a-t-il expliqué, sont appelées à partager les connaissances acquises avec leurs consœurs afin d’élargir la portée de l’initiative.

L’UCOFEM réaffirme son engagement

De son côté, la directrice exécutive de l’UCOFEM, Rose Masala, a rappelé l’engagement de son organisation en faveur de la promotion des droits des femmes et de la lutte contre les discriminations dans le secteur médiatique.

Cette clinique s’inscrit ainsi dans une démarche visant à favoriser un environnement professionnel plus sûr pour les femmes journalistes, y compris dans les espaces numériques. Au-delà de la formation des quinze participantes, les organisateurs entendent favoriser la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques auprès d’un plus grand nombre de professionnelles des médias en République démocratique du Congo.

La Rédaction

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