
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la promotion des droits des femmes au Kasaï-Oriental. La province dispose désormais d’un Réseau des défenseurs des droits des femmes, mis en place à l’issue d’un atelier organisé par l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) Kasaï-Oriental avec l’appui du Centre Carter.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Voix et Leadership des Femmes Renouvelé (VLFR), financé par Affaires mondiales Canada. Elle a réuni une trentaine de participantes issues de différentes organisations féminines de Mbuji-Mayi et du territoire de Lupatapata.

Renforcer les capacités des organisations féminines
Dans son allocution d’ouverture, la directrice provinciale de l’UCOFEM Kasaï-Oriental, Noella Ruth Biatshinyi, a rappelé que le projet VLFR vise à renforcer la jouissance des droits fondamentaux des femmes et des filles ainsi qu’à faire progresser l’égalité des sexes en République démocratique du Congo à travers le renforcement des capacités organisationnelles des structures locales de défense des droits des femmes.
Elle a indiqué que cette formation avait pour objectif principal de mettre en place un réseau opérationnel capable de renforcer les actions de prévention, de protection et de lutte contre les violences basées sur le genre au Kasaï-Oriental.
Trois communications pour nourrir la réflexion
Les travaux ont été ponctués par trois présentations. La première, animée par Gertrude Ndaya, activiste des droits des femmes, a porté sur l’état des lieux de la promotion et de la défense des droits des femmes au Kasaï-Oriental, avec un accent particulier sur les violences basées sur le genre.
La deuxième intervenante, Esther Ndalafina, journaliste et femme leader a développé le thème du réseautage des organisations féminines comme mécanisme d’ancrage local pour améliorer la prévention, la protection et la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.
Enfin, Me Jimmy Bashile, coordonnateur du Réseau provincial des défenseurs des victimes de torture, a partagé son expérience sur le rôle et la valeur ajoutée d’un réseau de défense des droits humains dans la protection des personnes vulnérables.

Une nouvelle plateforme de plaidoyer
À l’issue des travaux, les participantes ont procédé à la mise en place officielle du Réseau des défenseurs des droits des femmes du Kasaï-Oriental. Cette nouvelle structure aura pour mission de promouvoir, protéger et défendre les droits des femmes dans la province, tout en renforçant la synergie d’action entre les organisations féminines engagées dans cette lutte.
Clôturant les travaux au nom de la ministre provinciale du Genre, le coordonnateur du ministère a exhorté les membres du réseau à faire de cette plateforme un véritable instrument de promotion, de protection et de défense des droits des femmes.
Avec la création de ce réseau, les organisations féminines du Kasaï-Oriental affichent leur volonté d’unir leurs efforts et de parler d’une seule voix afin de faire progresser les droits des femmes et de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la province.
La Rédaction
