Kasaï-Oriental : Le Gouvernorat et CAFCO s’indignent contre les violences lors des élections du 20 décembre

Dans un communiqué du Gouvernorat, d’une part, l’autorité de la province condamne les actes antidémocratiques par des individus allant du trouble public à la destruction des biens publics. D’autre part, dans un entretien avec Congolaises actives, Gertrude BIAYA NDAYA, Présidente du Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise CAFCO au Kasaï-Oriental a indiqué que les violences commises sur les femmes au cours de la journée de vote mettent en mal tous les efforts de sensibilisation pour la promotion et la protection des droits des femmes.

La Gouverneur a.i Julie KALENGA KABONGO s’insurge contre les auteurs et coauteurs de ces actes qu’elle qualifie d’anti démocratiques et souligne-t-elle dans ce communiqué, qu’aucun acte ne restera impuni. Elle annonce l’ouverture d’une enquête afin de mettre la main sur les auteurs de ce vandalisme. L’autorité provinciale interdit tout regroupement de plus 10 personnes dans les points chauds de la ville de Mbujimayi ainsi que dans les territoires. « Les récalcitrants croiseront les services de sécurité sur leur chemin » lit-on dans le communiqué du Gouvernorat du Kasaï-Oriental.

Nous avons pu enregistrer beaucoup des cas de violences, en tant que CAFCO, nous avons monitoré en qualité de médiatrice et médiateur des cas dans les bureaux de votes ou nous étions affectés. Nous avons vu sur les réseaux sociaux des vidéos indécentes qui montrent des femmes tabassées, brutalisées et même dénudées ; des situations qui portent atteinte à la dignité des femmes. Nous disons que quel que soit les raisons, c’est inadmissible. A Mbujimayi, deux femmes dont l’une restauratrice a été tabassée et une autre, en dehors des violences corporelles, sa maison a été détruite ; ces cas sont nombreux. Cette situation doit interpeller les autorités pour que justice soit faite.

« Nous les femmes, dénonçons avec la dernière énergie ces violences et demandons à la Justice de se saisir de ces cas afin que les auteurs soient punis car à partir des images, certains visages peuvent être identifiés. Il faudra donc sanctionner pour stopper cette façon de traiter les femmes comme des animaux » martèle la Présidente du CAFCO/Kasaï-Oriental.

La Rédaction

Un commentaire

  1. Dénoncer c’est bien ,mais c’est mieux les victimes puissent portés plaintes contre les autres des actes inciviques. Excellence Charles cordon solidec-k/DH.

    J’aime

Laisser un commentaire