
À l’approche du mois de mars dédié à la femme, le gouvernement de la République démocratique du Congo réaffirme son engagement en faveur de l’égalité des genres. Lors d’une journée d’information organisée à Kinshasa, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, a présenté une feuille de route ambitieuse, plaçant la promotion des droits des femmes au rang de priorité nationale.
Une cause nationale portée au sommet de l’État
Dans son intervention, la ministre a insisté sur la dimension stratégique de la question féminine, soulignant qu’elle dépasse largement le cadre sectoriel. « La cause des femmes congolaises n’est pas sectorielle, elle est nationale », a-t-elle déclaré, mettant en avant l’implication directe du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, ainsi que celle de la Première ministre, Judith Suminwa.Pour le gouvernement, l’égalité des genres constitue un levier essentiel de développement. « Les femmes sont au cœur de la relance économique, de la stabilité sociale et de la cohésion nationale. Lorsqu’elle se lève, c’est toute une société qui avance », a insisté Mme Ombae.
Mars 2026 : un mois décisif pour l’autonomisation
Le ministère entend faire du mois de mars 2026 un tournant dans la lutte contre les inégalités et les violences faites aux femmes. Plusieurs axes prioritaires ont été définis : autonomisation économique, éducation des filles, participation politique et restauration de la dignité.Durant tout le mois, un programme dense d’activités sera déployé à travers le pays. Des conférences-débats réuniront confessions religieuses, étudiants et élèves finalistes. Parallèlement, des émissions radio et télévisées seront diffusées afin de sensibiliser la population et encourager un changement durable des mentalités.
Une mobilisation nationale et internationale
Le point culminant de ces activités sera marqué par une grande journée de clôture, comprenant une conférence internationale et une séance de restitution. Cette séquence coïncidera également avec la célébration de la journée nationale de la masculinité positive, un concept promu pour encourager l’engagement des hommes dans la lutte pour l’égalité.Sur le plan international, la RDC prendra part à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme à New York, renforçant ainsi sa présence dans les instances mondiales de défense des droits féminins.
« Mwasi Moseka » : un symbole au-delà du pagne
Parmi les initiatives marquantes, la présentation du pagne « Mwasi Moseka » pour la célébration du 8 mars se veut hautement symbolique. Selon la ministre, il ne s’agit pas d’un simple tissu, mais d’un message fort.« Ce pagne est un étendard de dignité, un symbole de justice porté sur les épaules des femmes », a-t-elle expliqué, rappelant que chaque action entreprise contribue à bâtir une société plus équitable.
Un thème centré sur les droits et l’action
Pour l’année 2026, les activités s’inscrivent dans le cadre du thème international : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ». Au niveau national, le slogan retenu met l’accent sur des « droits garantis » et une « autonomisation durable ».À travers cette dynamique, les autorités congolaises entendent transformer les engagements en actions concrètes, afin de faire de l’égalité des genres non seulement un objectif, mais une réalité tangible pour toutes les femmes et les filles du pays.
