
Lors de la 9849ème réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, tenue ce dimanche 26 janvier 2025 à New York, la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) était au cœur des discussions internationales. La Ministre d’État et Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour prévenir une tragédie imminente orchestrée par le Rwanda et ses alliés du M23.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a exhorté le Conseil de sécurité à prendre des mesures rapides et fermes afin de stopper les exactions et de rétablir la paix dans cette région ravagée. Elle a réclamé des sanctions sévères à l’encontre des responsables impliqués dans cette escalade de violence, mettant en évidence les conséquences catastrophiques de l’inaction.
Une guerre qui dépasse les frontières de la RDC
Thérèse Kayikwamba a souligné que cette guerre, alimentée par le Rwanda, impacte également d’autres pays africains qui soutiennent la RDC. Les forces sud-africaines, tanzaniennes, malawites et burundaises, engagées pour la stabilisation, subissent elles aussi les conséquences de ce conflit. En outre, la cheffe de la diplomatie a pointé du doigt les attaques visant le personnel de la MONUSCO, mandaté pour protéger les populations civiles.
« Chaque minute qui passe sans action décisive du Conseil de sécurité renforce l’agresseur et affaiblit la crédibilité des Nations Unies », a-t-elle déclaré avec gravité. Selon elle, les récents combats, marqués par l’occupation de localités stratégiques, le pillage des ressources naturelles et les violations systématiques du droit international, appellent à une réaction immédiate.
Des mesures urgentes préconisées
La RDC a formulé des exigences claires pour restaurer la paix et la sécurité dans la région :
- Retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais ;
- Sanctions ciblées contre les responsables rwandais impliqués dans le conflit ;
- Embargo strict sur les minéraux identifiés comme provenant du Rwanda ;
- Révocation du statut du Rwanda en tant que contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies ;
- Surveillance renforcée des transferts d’armes à destination de Kigali.
Ces mesures, soutenues par des preuves solides fournies dans le dernier rapport des experts des Nations Unies, visent à freiner l’aggravation de la situation et à rétablir la stabilité dans la région.
« Il est temps d’agir de manière décisive pour mettre un terme à cette tragédie et réaffirmer la crédibilité de la communauté internationale », a conclu Thérèse Kayikwamba. Le monde entier a les yeux tournés vers le Conseil de sécurité, dans l’attente d’une réponse proportionnée à l’ampleur de la crise.
La Rédaction
