KISANGANI : Judith Suminwa, la justice prévaudra pour les victimes du GENOCOST.


La Première Ministre de la RDC a présidé la cérémonie de hommage aux victimes du GENOCOST (génocide des Congolais pour des gains économiques), ce 2 août à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette journée, initiée par le gouvernement congolais, rend hommage aux milliers de victimes de la guerre de six jours qui a opposé les armées rwandaise et ougandaise sur le territoire congolais au début des années 2000. Judith Suminwa, au nom du Président de la RDC, a affirmé la résolution du gouvernement à poursuivre les responsables des massacres.

La Cheffe du gouvernement Congolais a souligné que la réparation ne peut être suffisante. Elle doit être étayée par la justice, la vérité et l’assurance qu’il n’y aura pas de récidive. « Afin de réprimer ces crimes internationaux, le gouvernement congolais continue de plaider pour la création d’un tribunal pénal international pour la RDC. Il est essentiel que le Parlement et le Gouvernement collaborent pour adopter des lois et des règlements qui empêchent les auteurs de ces crimes d’accéder à des postes publics », a déclaré Judith SUMINWA, appelant à l’appui de tous les partenaires pour concrétiser cette initiative.

Des témoignages déchirants ont été partagés par des victimes des atrocités qui ont détruit des vies et brisé des rêves. Une jeune fille, qui avait 9 ans en 2000, vit aujourd’hui avec ses deux jambes amputées. Une autre a enduré la perte de huit membres de sa famille, enterrés dans une fosse commune. Le soutien du gouvernement, via le Fonds National des Réparations des Victimes de Violences Sexuelles (FONAREV), a été mis en avant dans leurs histoires, exprimant le souhait que ce soutien persiste. Un mémorial a été érigé là où reposent les restes de huit membres de la famille Otshudi, ainsi que des stèles commémoratives.

S.E. Judith Suminwa rendant hommage aux victimes du GENOCOST à Kisangani.

Le programme gouvernemental, dans le cadre du pilier 2 de son Programme d’Actions, prévoit des mécanismes de réparation pour les victimes ainsi que des garanties de non-répétition. De plus, l’article premier de la loi du 26 décembre 2022, qui établit les principes fondamentaux concernant la protection et la réparation des victimes de violences sexuelles en période de conflit et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, promulguée par le président de la République, est applicable aux actes commis depuis 1993.

  

La Rédaction

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