
Des femmes ayant des nouveaux nés et des enfants de moins de 5 ans ont pris part à une campagne de sensibilisation sur les méfaits et la prévention contre cette maladie génétique et héréditaire. C’est en marge de la journée mondiale de l’hémophilie célébré le 17 avril de chaque année. Cette sensibilisation s’est tenue ce 19 avril dans l’enceinte de l’hôpital général de référence de Bonzola.
Que retenir de l’hémophilie ? C’est une maladie hémorragique génétique qui empêche la coagulation du sang, causant des saignements anormalement longs en cas de blessure et parfois en l’absence de blessure. Elle est due à une mutation génétique qui entraîne le manque, ou l’absence, de protéines coagulantes empêchant la formation d’un caillot assez solide pour arrêter l’hémorragie.
Cette maladie a comme symptômes, des nombreuses contusions larges ou profondes, des gonflements et douleurs articulaires, des saignements inexpliqués, ainsi que du sang dans les urines ou les selles. Les autres symptômes courants : articulation enflée, contusion, hémorragie interne, présence de sang dans les urines, règles abondantes ou prolongées, saignement de nez, saignements ou sang dans les selles.
Il existe deux types d’hémophilie : l’hémophilie A, appelé hémophilie classique parce qu’elle est la plus fréquente. Pour cette catégorie, le facteur de coagulation VIII (huit) est absent ou diminué en quantité. L’hémophilie B est également appelée maladie de Christmas. Ici, le facteur de coagulation IX (neuf) est absent ou diminué en quantité.
La maladie à hémophilie est causée par des mutations (changements anormaux) dans le gène qui permet de produire les facteurs de coagulation VIII ou IX. Ces gènes sont situés sur les chromosomes X (chromosomes sexuels).
À en croire Docteur Benjamin KABULO, Chef unité Hemodrepa Mbujimayi, l’idée de mener ces sensibilisations sur l’hémophilie fait suite au cas de décès d’un enfant après avoir souffert d’un syndrome hémorragique par manque de moyen pour diagnostiquer la maladie. Depuis plus d’une année, plusieurs cas d’hémophilie sont dépistés et traités à Mbujimayi.
La prise en charge de cette pathologie se fait grâce au partenariat signé entre la Clinique MIBA, Novo Nordisk Hemophilia Foundation et les Cliniques Universitaires de Kinshasa. Ce partenariat est représenté en RDC par les professeurs Léon TSHILOLO du Centre de Formation et d’Appui (CEFA) Monkole et Jean Lambert GINI EHUNG des Cliniques Universitaires de Kinshasa. La prochaine sensibilisation sur l’hémophilie est prévue dans les écoles de la ville de Mbujimayi.
La Redaction
