
La question est évoquée ce 17 mars au siège de la Mission permanente de la RDC auprès des NU. C’est en marge de la 67e session de la Commission des Nations Unies sur la Condition Féminine (CSW), Le Réseau mondial des femmes artisanes pour la paix (GNWP) saisi la balle au bond pour créer un espace de dialogue et de partage du travail des activistes acquis pour la cause des femmes vivant avec handicap, évaluer les intersections entre les résolutions de l’agenda FPS et les droits des personnes vivant avec handicap ainsi que l’importance de mettre en évidence ces intersections.
Lors de cet événement de grande portée auquel participé la Mission permanente des États-Unis auprès de l’ONU (TBC), le Centre d’Études sur Handicap, Justice et Résolution 1325 (CEHAJ 1325), la Ministre congolaise du Genre famille et enfants, Les leaders, les responsables politiques, les activistes des droits des personnes vivant avec handicap et des personnes en situation de handicap, des organisations de la société civile, des entités des Nations Unies et d’éducateurs ainsi que d’autres personnalités dans le monde de la promotion de l’agenda femme paix et sécurité, la Ministre congolaise des personnes vivant avec handicap Irène ESAMBO DIATA a exposé le contenu de sa recherche et les conclusions de son dernier ouvrage, intitulé « la Résolution 1325 avec ses résolutions connexes et voisines : vingt ans après ».
Parlant de l’importance de sa publication, Irène ESAMBO a indiqué que la RDC est un pays affecté par les conflits armés durant plusieurs décennies. Les victimes de ces agressions ne sont autres que les femmes, les jeunes et les personnes vivants avec handicap. Raison pour laquelle la résolution 1325 du CSNU est le centre de plaidoyer des femmes congolaises pour exiger la paix, la sécurité dans le pays, elle est une référence dans la lutte contre les inégalités sexistes dans le domaine de la paix et la sécurité, elle contribue à l’extension des questions sur d’autres groupes sociaux à savoir les jeunes et les personnes vivant avec handicap; ce qui lui a valu l’adoption par les Nations Unies des résolutions 2250 & 2475 qualifiées de résolutions voisines.
Dans son analyse situationnelle, la Ministre Congolaise des personnes vivants avec handicap, souligne que le rapprochement des résolutions 1325, 2250 et 2475 est d’une nécessité absolue en vue d’impliquer toutes les couches sociales aux efforts de la sauvegarde de l’humanité face à l’augmentation des conflits armés, au changement climatique et autres crises qui affectent le monde entier. La lutte contre les inégalités du genre, l’exclusion des jeunes et des personnes vivant avec handicap dans la consolidation de la paix et la sécurité doivent être perçues comme des questions de solidarité régionale et internationale à travers des actions coercitives.
Abordant l’impact de ces résolutions sur les programmes gouvernementaux, la Ministre des personnes vivant avec handicap parle de l’existence des défis multidimensionnels sur l’action gouvernementale par rapport au processus de développement global; néanmoins, certaines avancées théoriques sont à signaler à travers la constitution, les lois et règlements du pays sur les droits des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec handicap. On assite à un éveil citoyen, l’engagement des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec handicap contre leur marginalisation par des actions citoyennes.
Irène ESAMBO plaide pour une trilogie genre, jeunesse et handicap en vue de rencontrer les besoins de la nouvelle conception de la sécurité et l’implication de la société aux efforts de paix et de sécurité.
En guise de conclusion, la Ministre Irène ESAMBO présente les résolutions 1325, 2250 & 7425 comme des piliers importants dans la consolidation de la paix et du développement durable de la société, comme porteuses d’opportunités d’implémentation des agendas 2030 des NU et 2063 de l’UA dans le domaine de la paix et la sécurité, comme une opportunité que la RDC dispose pour capitaliser les énergies, renforcer la coopération avec d’autres pays et mobiliser des ressources.
Ruth BIATSHINYI
